LE FAISAN

Au nombre des oiseaux-gibiers, tel le dindon sauvage, le collin de Virginie et la perdrix choukar, le faisan occupe une place de choix et sa popularité augmente d’une année à l’autre grâce à l’excellente chair qu’il offre aux gourmets.

Le faisan élevé en captivité, résiste à la domestication et conserve son caractère naturel et sauvage d’où son nom, oiseaux-gibiers ou bien encore oiseaux-fermiers de chasse. Les oiseaux-gibiers sont bien adaptés au climat froid. Toutefois, ils ne se propagent pas à l’état naturel dans plusieurs régions au Québec parce que, en hiver, la couche de neige est très épaisse et leur nourriture est insuffisante. Mais lorsque les oiseaux ont un abri qui les protège des vents violents, et qu’il y a de la nourriture à proximité de leur habitat, ils peuvent facilement résister à des températures très basses.

Celui-ci, même en contact étroit avec l’homme depuis des générations, n’a pu être domestiqué. Un faisan élevé en captivité et relâché se comporte comme un oiseau sauvage.

Le faisan est originaire d’Asie et fut introduit en Europe de l’Ouest par les Romains. On rapporte que ce sont eux qui l’introduisirent en Angleterre. Le faisan se rencontre en Europe, en Asie et en Amérique. 

Le faisan mâle à collier est un oiseau au plumage voyant et son port hautain peut être attribué à l’éclat de son coloris et à son élégance. Des caroncules rouges et le vert de sa tête surmontent le col blanc entourant son cou et son corps au plumage multicolore, se termine par une longue queue. Les éperons de ses longues pattes noires intensifient l’effet de sa démarche orgueilleuse. 

La femelle est d’un brun marbré terne en comparaison avec le mâle. Elle porte une longue queue disgracieuse qui lui donne un air lourd. Elle est moins attrayante que le mâle gracieux. Sauf pour sa longue queue pointue, caractéristique à l’espèce, elle a une certaine ressemblance avec la gélinotte huppée, mais surtout à la gélinotte à queue fine.

Le coq adulte criaille plus souvent que la femelle, mais il n’est pas un oiseau volubile; normalement, il appelle seulement lors de l’envol ou pour courtiser. S’il est pressé de s’envoler, seul le coq émet une série de caquetages retentissants : ¨Cak! Cak!¨ Le cri s’interrompt pendant le vol. La voix de la femelle présente le même type de son mais elle émet rarement un cri et ses appels ne sont pas aussi forts ni stridents.